18/10/2014

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25/01/2010

Boîte à bébés

Boîte à bébés Bruxelles anonymat enfants

Des Frères Alexiens il ne reste à Bruxelles que le nom de la rue. Au 14e siècle, leur couvent occupait  le triangle formé par la rue qui porte leur nom, la rue du Poinçon jusqu'à la rue des Ursulines. A cette époque, c'était une association de pieux laïcs qui s'appelaient Frère menant une vie austère, mais ne prononçaient pas de vœux.  Ils se chargeaient d'ensevelir les pauvres gens et les pestiférés, soignaient les malades et les indigents. Ils se dévouaient particulièrement aux soins "de jeunes souffrant de désordres mentaux" dit un texte ancien.  En 1459, ils se sont organisés en une Congrégation, prononçant des vœux solennels et menant une vie communautaire, en célibataires, suivant la règle de Saint Augustin, tout en poursuivant leur action sociale comme avant.
En 1529, l'abolition temporaire du culte catholique les a dispersés comme ce fut le cas pour d'autres congrégations, mais ils n'ont pas disparu pour autant.  En 1807, encore, une douzaine de vieillards de l'hospice St Christophe  sont transférés aux Alexiens.  Pourtant, comme le montre la plaque en métal appuyée à la cheminée de l'estaminet, en 1843,  les Sœurs de la Charité étaient installées en ces lieux qui ne couvraient déjà plus – loin s'en faut – l'étendue du couvent des Alexiens. Elles aussi, ont la vocation de soigner les malades des environs. On les reconnaissait à leurs immenses cornettes en  coton blanc lourdement empesé.  Les Bruxellois plus âgés s'en souviendront bien. Elles étaient un peu les infirmières à domicile de l'époque et jusque largement dans les années 1950, mais plus à la rue des Alexiens.

Cette plaque était apposée sur la petite maison où fleurit aujourd'hui l'estaminet. La tradition orale veut que  la façade fût percée d'un guichet permettant à une femme s'estimant dans l'incapacité de prendre en charge un nouveau-né de le déposer dans le plus grand anonymat aux mains des Sœurs qui s'en occupaient. Il n'a cependant pas été possible à ce jour, de retrouver de document officiel confirmant l'existence de ce guichet. Il apparaîtra peut-être un jour ou alors, la légende restera ce qu'elle est ou se perdra.

Texte : Monique Vrins